By Amine KOUBBI coach de vie, coach mental de sport, coach yaga WYA
Pas besoin d’être enveloppé ou enrobé d'une image artificielle pour être apprécié et/ou être heureux. Savez-vous que vos partages sont en réalité pour vous-même. si vous n'êtes pas d'accord faut se demander pourquoi vous aimez regarder vos storys en boucles. (Me watching my own instagram story for the 47 th time on any given mundane day pic .twitter.com/5 wfq1 tbc Mm — tyler Oakley (@Tyler oakley) Octobre 22, 2018)
Ceci n'est qu'une flatterie de son ego. c'est une attitude liée à la fameuse « l’image de soi » (« looking glass self »), qui postule que le sentiment d’identité des individus est partiellement ancré dans la façon dont ils se sentent perçus par les autres. afin de booster leur confiance en eux et de les rassurer quant au fait qu’ils sont « validés » par les autres1.
Derinièrement je me suis posé une question dans un petit montage destiné à être partagé dans les réseaux sociaux à savoir: pourquoi ai-je besoin de partager la vidéo? je me suis sentis gêné car la réponse était claire, c'est ce que je n'ai besoin que de "l'estime". sur ce point que j'ai douté de l'utilité de ma présence en ligne et son importance.
Quant est-il de notre identité ?
Généralement, on s’acharne dans l’amélioration de notre personal Branding via nos partages et de notre activité, en général, en ligne tout en oubliant qui sommes-nous si ce n’est pas nier nos origines, nos valeurs,… enfin, ce n’est que notre identité personnelle que nous bafouons.
Êtes-vous prêt à enterrer votre nature pour satisfaire votre culture ? la culture change et s’améliore si elle veille sur votre nature. Malheureusement, aujourd’hui on est face au déclin de la personnalité (dans le sens commun) dans la vie réelle (off line) à cause des réseaux sociaux qui affichent une identité différente (soignée) à celle du noyau humain.
Malheureusement, nous admettons, en plein gré d’être profilé par des algorithmes qui tracent nos pas en ligne que nous-mêmes avons choisi de faire pour une raison ou autres. En plus, elles nous donnent la possibilité d’adapter nos profils, nos photos, nos centres d’intérêt en fonction de nos buts marketings.
Plusieurs études affirment que les utilisateurs des réseaux sociaux s’efforcent dans leur vie réelle (off line) de ressembler à l’image confectionnée par les machines dans leurs partages dans les réseaux sociaux à tel point que de nombreux entre eux sont prédisposés à subir des interventions chirurgicales pour y se conformer. Une forme de schizophrénie sociale s’impose à l’individu pour affirmer et maintenir l’image voulue. Ce narcissisme peut aller jusqu’au lancement de défis mortels pour marquer l’espace de partage le plus longtemps possible dans lequel l’image est devenue périssable en quelques secondes.
Le filtre a modifié la vie réelle des gens, chaque moment agréable créé ou organisé par nos soins est « Storisé» jusqu’à ce qu’on devînt des reporteurs officiels de notre deuxième personnalité au détriment du bonheur de nos noyaux. Que gagne-t-on avec cette deuxième personnalité ? Peut-être avons-nous juste besoin de l’estime et la valorisation qu'on a perdu dans nos foyers.
1) https://www.madmoizelle.com/regarder-ses-propres-story-instagram-1048636